Le but étant d’étudier le vieillissement des colorants que nous avions extrait des aliments, nous nous sommes donc rendus, à Jour
évolution.

Ayant déjà fait deux fois les manips quelques jours auparavant (souvenez-vous, les mesures saturées…) nous pensions être bien rôdés et ne plus commettre d’erreurs de débutants dans ce genre. Si nous avions su comment nous nous trompions… En effet, not
re chaîne de montage est bien en place, nous mettons un peu de temps pour démarrer, car nous changeons de spectrophotomètre et donc de logiciel, et il faut faire attention, les échantillons ayant commencé à vieillir, nous ne pouvons plus les refaire à volonté si nous ratons quelque chose. Mais peu à peu nous accélérons et tout se passe à peu près bien, mis à part le petit incident où nous reversons le contenu d’une cuve de spectrophotomètreEchantillons 4 dans le mauvais tube à essai. Grand moment de frayeur, mais qui ne dure qu’un instant jusqu’à ce que nous nous rendions compte qu’il reste assez de la solution qui était dans la cuve dans son tube d’origine et que nous avons sauvé une partie de la solution qui était dans le tube à essai gâché car nous avions déjà rempli la cuve presque à ras-bord avec celle-ci. Ce petit incident révolu, nous ne nous inquiétons pas plus que ça, nous continuons notre routine et finissons assez rapidement le reste des mesures, tout en faisant bien attention dans quel tube nous reversons le contenu des cuves. Une fois les mesures finies, nous remettons les échantillons à leur place, sous lampe UV, dans un placard et dans le frigo, et sommes prêts à transférer les fichiers sur notre clé USB quand nous remarquons un détail suspect. Tous les fichiers font exactement 114 Ko. Étant donné qu’il y a des données différentes dans chaque fichier, ça ne devrait pas être le cas. Nous décidons donc d’ouvrir un fichier pour voir si c’est normal et là, le fichier est vide. Que des absorbances de 00,000000 pour chaque longueur d’onde. Nous prenons peur, ouvrons plusieurs autres fichiers dans l’espoir que ça ne soit qu’un cas isolé, malheureusement ce n’est pas le cas. Tous nos fichiers ne contiennent que des zéros !!! Ça a été le point bas de la matinée. Mais comme les mesures fausses ça commençait à nous connaître, nous n’avons pas baissé les bras. Nous avons mis 40 minutes à comprendre comment résoudre le problème : nous n’avions en fait pas cliqué sur « Aquisition » lors de la mesure, afin de collecter les données. Après ces 40 minutes, il ne nous restait plus beaucoup de temps pour refaire toutes les mesures, nous avons donc été plus efficaces que jamais, tout en faisant bien attention à ne plus commettre d’erreurs, en vérifiant presque systématiquement si le fichier avait bien enregistré toutes les données.

Finalement, nous avons quitté les salles de physique avec toutes nos données en sécurité sur une clé USB, et comme nous sommes très optimistes, nous sommes repartis convaincus d’être devenus experts en spectrophotométrie.

K.B.

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