À jour + 6, nous avons refait les mesures d’absorbance. Nous nous disions que nous avions déjà fait toutes les erreurs possibles, mais, nous étant déjà fait prendre une fois, nous sommes restés très prudents. Et là, miracle ! Toutes nos mesures se passent sans problème, pas de données saturées, pas de fichiers vides, pas de reversements dans les mauvais tubes à essais, bref une séance trop belle pour être vraie.

Ayant déjà fait trois séries de mesures (Jour 1, Jour 3 et Jour 6), nous décidâmes qu’il était temps de commencer à faire des graphiques pour analyser nos données. Nous nous sommes donc réunis le lendemain dans l’intention de copier nos données dans un tableur, de cliquer sur « graphique » et d’ajouter des légendes aux graphiques s’affichant sur l’écran. Ce fut beaucoup plus compliqué que ça. Notre tableur a obstinément refusé de produire les graphiques que nous souhaitions, si bien que nous en sommes arrivés à devoir utiliser un programme à l’aspect très compliqué (vous savez, avec plein de fenêtres, des couleurs différentes pour chaque signe, des commandes bizarres et une syntaxe à apprendre…) mais pas si compliqué que ça en fait. (C’est bien, en plus de nous améliorer en spectrophotométrie, nous nous améliorons en programmation, nous devenons vraiment pluridisciplinaires !)                                                            Capture d’écran 2015-11-11 à 13.58.39

Bref, revenons-en aux sciences. À l’aide des graphiques de nos mesures, enfin tracés, nous avons pu voir plusieurs choses. Premièrement, nos échantillons à la lumière ont presque tous perdu leur couleur dans un intervalle de trois jour, ce qui n’augure pas de leur bon fonctionnement dans nos cellules solaires. Exception font le choux rouge, la myrtille, les cranberries et la betterave. Même dans les autres conditions, on remarque que ce sont les seuls colorants à avoir un pic d’absorbance bien distinct et qui ne rétrécit pas trop avec le temps.

Capture d’écran 2015-11-14 à 20.01.38

Notre objectif est maintenant de tester l’extraction de ces colorants avec différents solvants. Nous avons à notre disposition de l’éthanol (ce que nous avions déjà testé), du cyclohexane et du dichlorométhane. Notre objectif étant si possible d’extraire le colorant de la solution sous forme solide (pour limiter le vieillissement), il nous faut un solvant qui s’évapore vite, et nous voulons aussi voir si certains colorants seraient mieux solubles dans l’un des solvants que dans les autres. Notre prochaine étape va donc être de refaire les extractions des colorants de ces quatre aliments dans chaque solvant, afin de voir lequel se prête le mieux à notre objectif.

K.B.

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