Les expériences peuvent enfin commencer, et quoi de mieux qu’une bonne dose de mesures pour se mettre dans le bain ?

Pourquoi effectuer des mesures d’absorbance de précision ? Les colorants c’est beau, c’est coloré, mais si au bout de deux jours ils ont trop vieillis, nos panneaux solaires n’iront pas bien loin… Voilà donc pourquoi nous devrons faire des mesures régulièrement, tous les 2 ou 3 jours pendant les prochaines semaines, dans la joie et la bonne humeur bien entendu.

Filtration 1
La filtration

Trêve de bavardage, entrons dans le vif du sujet : le broyage. Première étape, primordiale j’ai envie de dire. Parce que oui, les colorants ne vont pas s’isoler tous seuls. Il faut écraser les aliments dans un mortier tout en ajoutant de l’éthanol, 10 ml pour la précision (et de la précision il en faudra durant notre projet, je peux vous l’assurer). Et c’est là que vient notre premier souci : l’odeur ! Le choux rouge est sûrement délicieux, mais le broyer avec de l’éthanol ne donne guère une bonne odeur, je vous épargne les détails…

Manips 2
La chaîne de montage

Une fois passé outre l’odeur (on s’y habitue après une heure ou deux…), avoir laissé macérer et enfin filtré nos mélanges, nous avons finalement obtenu nos fameux colorants. Nous pouvons donc passer au plus important : les mesures. Nous mettons en place le spectrophotomètre (avec un tas de réglages à faire avant de commencer bien entendu), et nous nous lançons dans notre travail. Un grand merci à M. Ford tout d’abord pour avoir inventé la chaîne de montage, ô combien de temps nous aura-t-elle fait gagner ! Un qui lave les cuves, un qui les remplit avec les échantillons et un qui mesure, nous voilà parés pour nous lancer. Une cuve après l’autre, les graphiques s’enchaînent, les données défilent, mais que serait une expérience sans les traditionnels problèmes ? Toutes nos données (ou presque) sont saturées ! Dépression générale, nous venons de perdre deux heures de notre vie…

Echantillons 5
Après tant d’efforts, nos échantillons!

Mais qu’importe, c’est reparti ! Des donnés saturées ? La dilution s’impose donc. Nous décidons de mélanger à nouveau les trois échantillons de chaque colorant pour avoir la même concentration par la suite, et nous procédons à la dilution. Bien entendu chaque colorant était différent, et c’est ainsi qu’un simple facteur de dilution 2 suffisait pour certains aliments contre un bon petit facteur 10 pour le concentré de tomates !

Mesures
Tracés des mesures d’absorption des différents colorants au jour 0

Cette fois heureusement, les données sont bien meilleures : pas de saturation, de beaux pics utilisables, des données cohérentes.
Cette première session de mesures s’est donc finalement bien conclue, les différents échantillons peuvent aller reposer (enfin vieillir) au placard, au frigo, et à la lumière, en attendant patiemment un nouveau passage au spectrophotomètre.

G.A.

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